22.08.2008

A VIF

CHRONIQUE CINÉMA
Humeur actuelle :  j’en ai marre

"A VIF" or "The BRAVE ONE" de NEIL JORDAN
Hé bien les z'amis je n'arrives pas à vous parler de ce film... mais peut-être que les mots vont venir aller savoir !
Si tout de même, Jodie est à fond dans son rôle, elle n'hésite pas à être diforme dans un jogging tout naze, des yeux complétement incroyables, et ça c'est tout le vécu qu'elle a (sans doute ? à sûrement ?) compris : hé oui vous savez toute personne est dans un sale état après un traumatisme...

TO BE CONTINUED PERHAPS...

Un jour après le film... bah je n'ai pas dormi, je suis en insomnie c'est totalement banal mais je pourrais vous rapprocher ce film d'un équivalent solide et européen tel que "Dogville" de Lars Von Trier, oui c'est ça c'est certes l'escalade si je fais cette comparaison pourtant c'est exactement ce qui m'est venu à l'esprit, concernant le sujet évident "la loi du talion" suis-je à l'opposé de pouvoir vous donner des réponses ? ah non je ne crois pas moi j'ai eu envie de tuer de prendre un flingue ou un couteau dans les moments d'INJUSTICE d'ailleurs je ne sais pas ce qui m'a calmée au juste de le faire à part peut-être une éducation avec des principes qui ne tiennent pas la route si vous étes face à l'ultra-violence, donc qu'est-ce qui justifie que je parle de ce film mieux que vous : RIEN ! La révolte face à l'injustice tout le monde l'a en soi... tout le monde peut la retourner contre soi ou la diriger vers l'autre à bon ou à mauvais escient.
Alors moi je m'en fous, je considère que chaque libre arbitraire n'est pas forcèment soumis à l'injustice ou la justice, quelques fois il suffit juste de savoir où l'on s'embarque et l'on s'en rend bien compte à la seconde où c'est trop tard ou pas trop tard. Ce qui m'a intéressé c'est pourquoi Jodie Foster a endossé ce rôle, pourquoi je retrouve que son personnage a une dimension totalement universelle et morale même au plus dangereux de la situation qui bascule. Ok je suis fan de "Taxi Driver" et j'aurais dû me méfier de son power à la noix ! Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi que ça marche alors que jamais un instant ma position éthique n'est d'accord avec ce personnage de victime qui se venge de sa violente agression et pourtant oui il y a tous les désastres destructeurs sur sa vie mais la vengeance non !!!
Hé bien j'ai trouvé une seule réponse. Dès fois j'ai remarqué je pense trop et mal et mon intuition se volatilise surtout lorsque quelques choses de près me touche et le pourquoi c'est que ça fonctionne parceque (attention la révélation scandallienne qui pointe à faire craquer mes psychanalyses...) : pourqoui "le pourquoi"... à cause de deux !!!!!! (oui j'avais prévenu c'est cocasse)
Je m'explique dans ce film il y a la dualité, ou plutôt "l'illusion de la dualité" et en permanence dans le film cela nourrit toutes vos sources d'angoisses, moi à la fin j'avais le plexus solaire noué et les yeux qui chialaient de cette angoisse. Et cette illusion nous ballade si fort que le monde semble réel, lourd, extérieur à nous, mais stupidement je me suis réveillée de mon angoisse : pourquoi j'ai peur ? Et bien sûr comme j'étais allée à la séance de 22H dans un quartier où les angles de rues sont angoissants, j'ai dû pleurer pour arriver à penser que je pense trop et mal... me dire "mais non sandra c'est qu'un film !"
Bref cest comme si tout d'un coup je parlais à quelqu'un à 100% et qu'il n'y avait plus de place pour la sandra calme, sereine et pas angoissée... Moi j'avais des démons donc je leur ai vite parler de morale et d'éthique et ils se sont mis à se taire, mais le comble c'est que je savais qu'ils reviendraient mais je ne savais pas quand et comment ?
Je l'ai compris que lorsque j'ai regagné mon domicile et que pour la première fois depuis des mois j'ai voulu mettre le cran de sécurité une fois chez moi ! Je me suis sentie une vraie mierda et oups d'un coup l'angoisse est remonté même pas pour moi mais pour mes proches... et là c'est comme si un coup de tonnerre dans l'âme venait me foudroyer... : "sandra tu sais que tu te mens..; jamais le malheur ne s'arrêtera et tu auras comme tout le monde des putains d'épreuves... "
Respiration et soudainement Jodie Foster et ses yeux frappés, ses hématomes si vrais, ses marques de sang... je les chassais pas assez vite et l'insomnie m'est venue sur "l'illusion de l'autre" ...
A un moment donné c'est tellement clair dans les dialogues et les personnages que j'aurai pu crier "au secours", j'avais homis de retenir cette simple idée : l'illusion de l'autre... chaque "autre" est vous, chaque personne que vous aimez ou haîssez c'est vous, ne tomber pas dans l'illusion de l'autre car sinon la peur vous envahit... peur d'aimer ou peur qui pousse à haïr.

Ouf le monde pouvait reprendre avec toutes ses péripéthies, j'acceptais d'y faire face et la peur ne gagnait aucun terrain sur mon sens de l'existence, mes choix, mes principes, et mon espoir de comprendre profondément "l'autre en moi".

TO BE CONTINUED PERHARPS... (demain je vous parle des aspects cinématographiques des mécanismes en place pour réussir à vous faire peur à la Neil Jordan)
Deux jours après le film... le cinéma utilise le suspense pour aller au coeur de vos peurs et vos angoisses. Le suspense explore et est basé sur cette jouissance étrange à contempler l'horreur ou des horreurs. Je dis cela car il y a un plaisir, comparable au plaisir de l'enfant qui aime se faire peur qui existe à ressentir cette peur et à s'en amuser même. Dès qu'il a y récit (oral, écrit ou imagé) de l'horreur avons-nous tous ce plaisir ? je crois que oui et malheureusement il est difficile de l'admettre. Certains vous diront "je ne comprends pas comment tu peux regarder cette horreur à la télé". Mais dans le même temps n'ont-ils pas la peur avouée de ressentir leur indignation ! (whaou !)
Je vais tenter d'expliquer pour dans "A VIF" le mécansime de la peur dans le suspense est le même et comment il m'a bouleversé et replongé dans une dimension familière et proche. L'été dernier, j'étais dans une situation où mon amoureuse luttait entre la vie et la mort tandis que je travaillais et nous étions en liaison internet autorisé par les médecins pour parer au drame. Elle fut victime d'une agression ultra-violente (viol avec actes de barbarie) et nous tenions à un fil ses chances de survie. La difficulté qui vient s'ajouter c'est que parfois l'espoir est mince. Donc il fut un temps où la situation critique ne se débloquait pas et nous tenions des solutions "trop ficelles". Alors pas à pas, un tournant devait ou viendrai forcèment contre-carrer la violence de ce cauchemar !? Voilà quel fut notre espoir, et il fut saisit par mon amoureuse... Elle allait cherché dans ses désirs les plus fous et se mit à rêver (d'elle, de sa vie, (de moi whoaou !!) et de tous les épisodes de sa vie) un vrai chaos et chamboulement qui fut favorisé par la prise de morphine prescrite "pur" la morphine... Et la lumière se mit en plein dans le mil : il lui restait un rêve à réaliser (avec son frère) ... UN VOYAGE qu'elle souhaitait faire. Soulagement en une semaine tout fut fait pour faire revenir le frère de Dubaï et elle se retrouva dans son avion ! Dans mon for intérieur, l'intensité de cette semaine amena une inquiétude : comment ferait-elle pour entreprendre même accompagnée ce voyage, dans quel état était-elle ? Je n'osais demander une photo d'elle après un mois de mots poser sur son trauma je me trouvais maladroite de demander une photo d'elle récente. Mais quelle ne fut pas ma surprise à peine le pied posé à l'autre bout du monde, j'ouvris ma boite mail et eut "ma" photo, c'était le retour à sa chambre de son premier bain de mer après un mois de survie ! Elle était nue et à nue allongée sur son lit de chambre d'hotel, et la photo était en noir et blanc. J'avais devant mes yeux ce que j'attendais ! Mais une étrange angoisse monta : que cachait ce noir et blanc... pourquoi n'avais-je pas devant moi son visage, la beauté immense de cette photo fut soudain détaillé par mes yeux radars et protecteurs. Lentement je découvris ou plutôt je me mit à contempler l'horreur : ses hématomes multiples, ses côtes cassées, sa chaire en noir et blanc et l'envie incompréhensible de voir son visage m'envahissait... Quel affreux suspense, me direz-vous... Toute la beauté de l'image pourtant et la seule idée de la voir concrète avec ce miracle : elle est donc en vie !!! fut une étape supplémentaire pour libérer et accepter les horreurs que nous traversions. J'avais un autre chagrin qui montait et me retrouvait dans une situation toute autre : comment avions nous réussit à tenir et comment allions nous continué toujours entre la vie et la mort (suspense...) elle, victime, et moi sa spectatrice à nos doubles distances : internet et l'éloignement... Nous avons trouvé d'autres forces d'adaptation durant son voyage, et grâce au ciel son choix fut LE tournant de sa vie.
Dans "A VIF" le suspense démarre banalement avec une scène insistante sur UN TUNNEL angoissant. Cette vision n'est pas surlignée (faute à ne pas faire) mais traiter banalement pour justement que le spectateur se dise : cher héros ne va pas dans ce tunnel cent fois au cinéma cette angoisse d'être tuer dans ses maudits tunnels se produit !! C'est alors que notre héroïne vient ajouter une dimension métaphysique : chèri notre mariage sera le mariage de toute ma vie !... Vient un élément déclencheur classique, ni l'héroïne ne va dans le tunnel, ni le fiancé, ni le chien, seule la balle de tennis est lancé et s'engouffre dans le tunnel... Donc choix du spectateur : on s'en fout de la balle de tennis à rattraper, partez !!! Tout le monde part pus ou moins, bavarde... Puis la ballade de parc se termine... et s'engage la coincidence de mise en scène : l'héroïne libéère intérieurement votre angoisse et bingo va dans le tunnel bien tranquillement récupérer le chien, la balle, accompagné de son chéri à vie ! Et voilà le piège se referme, vous avez eu l'outrecuidance de vous identifier à une couillonne d'héroïne (Jodie Foster) qui n'a aucune notion du danger et s'inquiète de trouver son chien qui récupère une balle de tennis sans importance lancée il y a des plombs !!! Le comble c'est bien évidement que le metteur en scène vous fait culpabiliser d'avoir choisit une telle héroïne qui bien sûr en bonne hérôine ne nous offre plus dns ce suspense que des choix horribles à s'embarquer dans le tunnel et nous devons chosir sur ce qui pourrait bien arriver : "je veux pas que son chien meurt", 'je ne veux pas que son chéri meurt", "je ne veux pas que les deux meurt", "je ne veux pas qh'elle meurt, elle, ou son chien ou son fiancée..." bref le compte à rebours et la minuterie s'enclenche et l'inéluctable vous plaque dans l'ultra-violence : ce qui devait arriver risque d'arriver et finalement arrive ... Mais qui va mourir !!!!!????
Tout suspense pour être supporter, cette jouissance à regarder l'horreur, au cinéma se conjugue souvent avec le mystère... ici très vite on devine que Jodie Foster est l'héroïne qui peut se sortir du drame même si nous n'acceptons pas de s'identifier tout de suite à elle. Le mystère réside ailleurs pur sous-tendre le suspense grâce à ce qu'on apelle une structure fermée : c'est à dire que ni le héros ni le spectateur du récit ne peuve savoir l'un et l'autre de quoi il en retourne pour la suite ! Hitchcock, maître du suspense, par exemple a beacoup plus utilisé à la perfection la structure ouverte : le spectateur sait de quoi il en retourne plus ou moins pour la suite et le héros lui en revanche ne le sait pas !
Vous l'aurez compris, le mécanisme de la peur se précise d'autant mieux à nos yeux que nous voyons le danger, vient ensuite avec un effet secondaire "le mystère" ou "le secret" de la suite, où il faut se dépétrer dans le temps de l'impasse où se trouve l'héroïne, la belle Jodie !
Comme je le précisait dans mon exemple personnel chaque image a un impact graâce à la réalité implacablement où vous subisser une transformation, une libération intérieure de votre angoisse et votre peur, cette jouissance est très étrange aucoeur de l'HORREUR. Nous ne sommes pas d'ailleur dans le psychodrame, le mélo, nous n'avons pas à ces instant la possibilité de nous dire : ce n'est que du cinéma voyons !! Non nous savons que ces dangers dans la vie existe bel et bien et que nous devons y faire face lorsqu'ils surviennent ! Voilà l'alchimie difficile à accepter que les bons metteurs en scène auront soins de distiller. L'enjeu de survie devaient en quelque sorte "concret" pour le spectateur. Même dans "A Vif"" et lorsque nous nous amusons à penser que cent fois le coup du tunnel angoissant au cinéma c'est possible de nous faire ce coup-là... hé bien SI !!! Si et ça fonctionne par l'impact de la scène qui va suivre et qui peut être justement interminable car elle est préparée, montée en puissance par VOS peurs et VOS angoisses propres à vous sur la violence que vous redoutez dans la vie... que vous vous disiez je ne veux pas voir ça n'est plus d'ailleurs la question qui se pose, la question éthique vient se mettre en travers : quelles sont vos réponses face à la violence ?
Et les scènes de début vous serrent tellement le coeur que vous accepter l'HORREUR de la violence sous vos yeux ... Et le film démarre sur sa réponse : la loi du talion, la vengeance !! (à demain suite sur la loi du talion...)

TO BE CONTINUED...


Bon c'est sûr Jodie Foster est complétement à l'aise en interview français, c'est l'air de Paris rien de tel pour apprendre le français, donc Jodie : vivez et restez en France merci !

Aujourd'hui troisième jour : LA VENGEANCE et la loi du talion.
En matière de crime, une loi alternative fut mise en place pour éviter la loi du talion "Oeil pour oeil, dent pur dent", et banir de se faire justice soit même même si la gravité du crime peut faire exercer une violence à un coupable rendu responsable de violence sur victimes, en d'autres termes des punitions s'appliquaient dans un régime violence contre violence. Depuis longtemps les crimes sont amendé par des peines pécuniaires ou d'emprisonnements et en principe (je dis bien en principe) aucune violence de même nature est faite aux criminels (je ne vous donne aucun rapport UNESCO sur les prisons, sinon c'est l'obejet d'un quatrième jour ! !!).
Dans "A VIF" l'histoire structurée introduit une faille dans la logique scénaristique pour contourné tous les effets de surprises auxquels vous ne devez pas vous préparez. En permanence nous suivons le personnage de Jodie la victime qui parvient à se faire vengeance et entraîne venge d'autres victimes de crimes et également le personnage du flic-inspecteur qui va la coincer. Jusqu'ici tout plait et nous sommes dans le politiquement presque morale dans l'immoral (j'espère que vous me suivez) puis le personnage du flic-inspecteur frise et l'on sent qu'il peut basculer et qu'il aurait raison de sauver Jodie du chaos dans lequel elle ne sait plus revenir...
Ce qui est génial c'est que le film ne dit pas : vengez-vous ! Mais le film dit : vengez-vous et faites le bien car dans es risques que vous prendrez sur qui pouvez-vous compter ?
Chaque personnage se retrouve embarquer dans le thème du film : se venger, pourquoi le faire en toute légitimité, y -t-il des actes légitimes dans la vengeance ?
C'est là que l'on retombe sur cette loi du talion très ancienne qui mettait face à face des vilences à niveaux égaux, talion veut dire "pareil", pour pouvoir exercer sa vengeance et ressentir une justice. Bien entendu le risque que montre très très bien "A VIF" c'est l'ESCALADE, je dirai même que cette escalade est vertigineuse, puisqu'une fois que vous estimez que la chère Jodie héroïne n'a rien à perdre et parvient à accèder aux moyens de se venger, vous vous rendez compte de l'incroyable engrenage de la violence !
J'ai tout de même eut une sacrée barre de rires (dans la nuit) parceque figurez-vous que je repensais bêtement : finalement c'est bien Jodie récupére son chien mais où est cette satanée balle de tennis ??
Bon plus sérieusement, je vais décortiquer une scène. La scène de début, la scène qui déclenche l'envie de vengeance, la scène en puissance : la scène de l'aggression.
Cette scène dit presque tout dans la mesure où elle est violente, d'une violence totalement gratuite et procède d'un jeu très courrant de nos jours : elle est filmée ! Vous savez c'est typiquement cette scène qui permet aux criminels d'utilser leurs violences sur des anonymes pour les détruire sans raisons apparentes, ils filment ou photographient ce quils font et ensuite utiliseront comme ils le voudront auprès de n'importe qui :policiers, juges, gang de voyous..; ect ect dans le seul but de continuer d'exercer leur violence (toute puissante) et d'intimider ceux dont ils veulent obtenir quelque chose. Autant dire qu'il ne faut rien à voir à perdre pur les afronter et commencer l'entraînement avec une conviction : mourir n'est plus un problème.
Sur le coup j'étais estomacquée et jamais je ne fermais les eyux pour voir cette scène d'aggression car je pressentais que tout se jouait dans la haute perversité, la cruauté absolue de criminels sans aucune conscience, le côté "primaire (dont parle Jodie Foster dans l'interview) est là, au coeur de l'aggression, les coups tombent, en raffale et vous supporter de les voir pourqoui ? car ce côté primaire vous l'admettez car vous savez comme le dit le Dalai Lama que c'est aussi par les coups rendus que une chance à ce moment peut se faire de s'en sortir, donc autant que le combat se joue... Le Dalai Lama n'incite pas à croiser les bras lorsque vous étes attaquer vous ou vos proches, vous devez éprouver tenter d'éprouver vos forces si la supériorité risque et cherche à vous anéantir !
Malheureusement comment expliquer la vengeance "utile" au moment d'un combat qui est joué parceque des forces en présence ne sont pas égales et écrasent l'adversaire pour donner la mort...
N'aurait-on pas compris l'humanité ? je veux dire qui se donne le droit de tuer dans nos sociétés et pourquoi ? qu se donne le droit de venger, ou de se venger et pourquoi ? Est-ce utile, légitime ?

Moi je répondrai comme le film d'une façon primaire mais je sens que d'une façon évoluée, intellectuelle, intelligente (intelligence du coeur) cette vengeance ne mène à rien. Voilà la dualité de la fin, l'héroîne s'est vengé, à venger d'autres victimes, à donner la mort mais peut-elle s'arrêter : je pense que oui car on a su l'arrêter, sinon personne ne revient de cet enfer.
Donc il faut bel et bien des principes moraux face à l'immoralité ou l'amoralité (l'amoralité est parfois pire que l'immoralité !) et la vengeance a des principes, si vous vous y pliez pour en sortir indemme il faut une tenacité incroyable et psychologique pour s'arroger le droit de tuer pour se venger. Ne vaut-il pas mieux renoncer et alors quelle sorte de vie aurez-vous ?

Pour avoir toujours choisit le pardon sans l'oubli, je ne cautionne pas le film, je le comprends à 100% mais ma réponse est : certaines offenses graves ne se pardonnent pas et relève de l'insupportable, je choisis de m'écarter de cet insupportable et laisse dans l'oubli toute possibilité de pardonner. Oui j'oublie de pardonner tant que c'est impossible au coeur !
Garder sa colère est possible et utile, il est des révoltes saines que je garde ce qui ne m'empêche nullement d'aller là où je trouve un sens à la vie après l'épreuve, accepter l'épreuve est sans doute la part la plus difficile du travail...

Le film donne UNE solution qui n'est pas applicable je dirai, pas applicable au regard de la réalité, vous le verrez dans le film à la fin, il est clair qu'on ne peut pas trouver la chance d'avoir de son côté tous les alliés nécéssaires et légaux pour exercer une vengeance illégale...

THE END

le sport

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vendredi 4 avril 2008 à 00:02 | Modifier l'article | Supprimer
de temps en temps, mes neveux sont à la fête ! Tata Sandra les étonne, je fais mon clown et ils z'adorent... parceque oui je me lasse vite des trucs répétitifs et que parfois je ne sais pas si vous avez remarqué comme moi les petits bouts de choux de 2 à 6 ans dès qu'ils ont réussit un truc à faire bah ils n'ont qu'une envie c'est de le re-faire re-faire... re-faire... re-faire... exemple maudit : en 1 mois ont regardé 8 fois leur dvd ratatouille, ont joué plus de 50 fois au basquet ect ect ect et je vous passe leur détail sur l' ultra-inquiètude maniaque de chaque jour, le quatre heures goûter qui doit être à quatres heures précises sinon c'est pas comme Maman elle fait...! j'ai mis souvent de l'ardeur à jouer à démaniaquer cette heure du 4H !

Donc moi je suis leur confidente adulte sympathique avec qui ils peuvent dire des secrets et avec qui je partage des secrets oui oui nous aimons cela et aussi les histoires d'amour, de contes...ect (certains sont répétés aux parents en cas d'urgence uniquement, comme par exemple....chuuuuut.... le barbouillage au gros feutre des murs des escaliers qui conduit aux chambres ...)
C'est dans cet esprit que l'autre jour je leur ai fait écouté Jacno et la chanson "le sport c'est de la merde !" grande surprise éclats de rires et biensûr : ré-écouter et ré-écouter et ré-écouter la chanson !!!

Moi : Bon maintenant Thomas et Maxime on arrête ! Papa va arriver !

Tom : allez s'il te plait encore !!!

Moi : Non non non on s'est bien marré à faire des imitations mais ça suffit vous allez finir par savoir par coeur les paroles et je vais encore me faire houspiller moi !

Maxime : trop tard Tata moi je peux imiter Papa écoute, je chante "le sport c'est de la merdheuuuuuu !"

Là faut dire que mon désarrois monta d'un coup car ce petit bonhomme de Maxime a des dons de comédien que jamais j'aurai dû explorer avec lui depuis que je traîne avec tout ce qui ressemble à un appareil photo ou une caméra...
Bien embarassée je fus dans l'obligation de freiner la joie et la bonne humeur comme à mon habitude par une technique nouvelle à chaque coup

Moi : "hé si on regardait Ratatouiiiiiiiiiilllleeeee" (à l'instant je déplore faire cela car c'est minable que de les replonger devant leur addiction walt disney lâchement...)

Tom : Bah non t'avais promis de nous acheter Billy Elliot un jour !!!

Moi : Quoi ? j'ai dit ça ? mais c'est parceque Ratatouille c'est <"#"#@§§>... pas si super, et que voir aussi Billy Elliott un jour se serait bien les petits gars !

Maxime : Oui on connait Billy Elliott qu'avec la chanson que t'arrive à danser mais ON N'A JAMAIS VU LE FILM EN ENTIER !!! AlORS ???
LA DANSE C'EST DE LA MERDE ! (imitation parfaite chantée de Maxime)

Barre de rires, éclats de rires ultra-bright colgate que j'en avais dû mal à exercer mon autorité naturelle sur Maxime

Ca se corse vite avec les petits bout de choux surtout quand ils viennent de prendre une bonne dose de joie, du coup grosse rébellion enfantine, catasttrouff et ce Papa qui va bientôt arriver....
Dernière technique, imposer le silence ! bof ?? non pas terrible, en fait je fus sauvée par Tom qui est cérébral et pertinent limite intuitif avec moi pour sentir que je suis pas sur la bonne voie quelque fois avec eux.

Tom : Mais Tata c'est vrai ce qui dit dans la chanson ?

Moi : Heu bah non, c'est pour rire quoi !! enfin certains sports tout de même on peut se dire que c'est de la merde et que ça nous gonfle à la télé, et que ça provoque des maladies, arrêts cardiaques

Tom : Ah bon ?

Moi (sur un ton faussement éducateur) : Oui par exemple, le tennis ou le football ou la pétanque ou le javelot

Maxime (calmé) : c'est quoi le javelot ?

Moi : C'est une sorte de perche qui fait deux métres et que l'on lance loin très très loin, le plus possible !!!

Tom : ouais bah faudrait pas que tu nous montres à faire du javelot parceque si c'est comme quand tu nous fait jouer au tennis en été avec nos tongues ou pieds nus, un casque de squatt-board sur la tête et mettre nos genouillières de hocquets sur glace !
c'est carnaval !

Moi : Oh ça va, ca va, c'est parceque Maxime ne sait pas jouer et qu'il boude dès qu'il faut participer au tennis. C'est pour le motiver au tennis vu qu'il aime son casque de squatt et ses genouillières et que ses tongues étaient belles ! (genre fluo hawaÎ introuvables si si si)

Maxime : en tout cas la photo qu'on avait faite, je la trouve toujours SUPER !!! vraiement TATA !!!

Moi : Et Papa aussi il avait aimé que j'ai réussit à te faire faire du tennis ! (ouuuufffff) donc vous retenez bien ça !

Voilà voilà , incident diplomatique clos !

manipulation du réel par le virtuel

Incapable de Rien
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mercredi 2 avril 2008 à 10:00


me voilà posée tranquillement en service de réa ? quoi une urgence, à l'instant ?

F - vous pensez qu'elle a lu votre blog ?

punaise chouette question heureusement que j'ai pas que ça à répondre, alors alors alors voyons donc puisque... si et si .. ?...

Machin l'a lu dernièrement, oui je l'ai su, par traces, il a lu frénétiquement, comme le père dévorant vampirant, surtout qu'elle m'a dit et j'en suis certaine à son regard : il ne change pas...! en fait c'est pour cela que je réalise que de temps en temps que je sais être capable d'une aventure sentimentale d'une audace folle... c'est bien foutu l'amour je trouve... une pure merveille.

c'est bien beau mais je vais répondre poliment à Docteur F pour l'autre "elle" au cas où je penserai qu'"elle" ait lu mon blog, quelle blague :

Moi- je ne sais pas, en tout cas ça ne change pas, elle passe...

... pour moi la suite est affaire d'adultes avec l'amour qui n'en dit pas plus, l'amour qui passe par dessus le marché, l'amour qui me donne autant envie de fuir que de voir en moi, alors c'est pas compliqué de foutre le camp de Paris, c'est l'éloignement qui arrange bien, qui ridiculise mon écriture... qui passe et ne s'en lasse bizarrement

je souris

F- elle joue ?

... j'ai mis deux ans, j'ai fait un vide-grenier de mes amours, bradé des mots jolis, avec une passion à n'éxécuter rien, rien qui ressemble à une suite de plans prévus d'avance, l'incorrigible suspension à rêver que je leste du large, que je yeux-tard cette beauté concréte de l'instant, je suis plus volatile qu'un courrant d'air, j'arrête d'y croire et vlan : elle passe... sous mes yeux, ce n'est pas rien cette femme qui passe, qui nargue la beauté de l'instant, oui elle joue autant que je peux ne plus y jouer. J'en ai parlé à mes héroines, elles trouvent cela inspirant, respirant, vivant, magnifiant, elles veulent toutes le rôle de celle qui passe... pourtant c'est chiant tout ce temps, je me sens comme un peintre mauvais du dimanche qui s'applique à des ressemblances... ça ne ressemble qu'à un dimanche de peinture, un repos tranquille, un havre d'instants....

F- c'est bien

... voilà bien de la part de Docteur F la mauvaise grâce de l'agréable supplice qui m'attend : c'est bien... chaque fois que c'est bien moi je n'ai aucune certitude, la vie ne m'offre rien et c'est bien ? Mme Docteur F donne dans le bien-pensant, elle me dit que c'est bien ? franchement un géant ferait des pas à côté, elle ne dirait pas : c'est mal...
c'est presque complétement absurde son raisonnement.
je pense que je suis "à la mode"... oh c'est bien, c'est beau, ca avance bien, ça se présente bien, ça ..... stop n'en jetez plus, la société individualiste travaille au bonheur ultime ou quoi ?

F- vous étes moins nouée ? je vous sens mieux

... oui c'est de sentir mon parfum, mais je me sens d'une peau à détruire mes liens, à repartir loin ... d'ailleurs je vais le faire... je ne sais pas à qui faire porter ce fardeau, mes voyages paniquent mes liens, dès que je suis loin, le monde jouit de la distance avec moi : "mais pourquoi tu n'étais pas bien, ici ? pourquoi partir ?"
parceque quand un metteur en scène est capable d'expliquer le sens d'une scène, qu'elle soit une scène de fin ou de début, des certitudes s'écroulent dans votre vie, moi je bascule à tout ce qui concourt à créer cet écroulement... une émotion peut vasciller, autour qu'on ne m'écoute pas parceque j'écoute, j'observe, je vois, c'est secondaire... l'émotion vous l'aurez, l'émotion je peux la garantir, elle est au coeur de vous faire changer d'avis...
"elle joue" soit, hé bien que cette femme joue à quelque chose ne m'étonne qu'à moitié, sa confusion est là parcequ'elle la voulait, j'apprends à faire comme si j'étais RIEN, c'est terrible... sauf que faut pas trop me chercher, je dis rarement "salut ça va ?", faire sa dingue, faire sa pute, faire sa chose, faire sa demi-désintéressée, faire sa monstre intérieure, c'est terriblement simple la violence... pourtant RIEN n'est insupportable, je sais d'où je viens, d'un lointain, d'un ailleurs qui signifie qu'un ciel, une terre, une femme n'est pas RIEN, qu'aimer est la seule direction... voilà pourquoi partir, c'est âpre comme pari, j'ai au moins un film, une histoire à gagner, à raconter où ne pèse que la domination du RIEN...

alors c'est tout à fait adorable, elle joue à son monde, je ne joue à RIEN, je recherche avide des nouvelles relations spatiales, elles sont des deuxièmes femmes, des troisièmes femmes, elles ont toutes des vertues, des qualités, mais je ne peux faire aucune toile, la couleur échoue ... elle joue, pourquoi, c'est quoi son monde ? je me questionne sur mon monde, je me questionne... quand va-t-elle passer à l'instant ?
je pourrais faire quelque chose de mon fric, l'inviter à boire un café, je pourrais faire dingue, faire pute, faire chose et machin-chose, entièrement terrassée d'intérêts, me faire violence, arrêter de ne pas y croire... quelle nouveauté l'instant qui m'écroule et me rend incapable de rien, RIEN qu'une émotion....


Argument Manonesque... sur suite Sandrasque
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jeudi 20 mars 2008 à 10:11


... en écrivant la distance qui sépare Paris de Sydney soit l'exacte invisibilité où nous sommes plongées, je mesure la fierté de t'avoir sauvée... une distance qui n'est pas kilométrique est une distance plus grande...
J'ai vu MR73 vendredi, il y a toujours des scènes insupportables, viol barbarie, il y a toujours vraiment qu'une "chance" sur 2 milliards que ça arrive ? et ça arrive ... me dira Pauline en sortant du cinéma. Je pleure plus, nous allons boire un verre dans le quartier, je fixe Rinaldo et il me livre son analyse, nous partons dans le tourbillon de ce que le metteur en scène à rater ou pas. J'ai en tête Manon, j'ai en âme Manon, comme j'ai de la fierté pour t'avoir juste soutenue je ne m'autorise pas à me consoler, je suis juste à t'imaginer dans les églises de Sydney où tu as trouvé le silence et repense à ta féminité même au coeur du couvent où nous avions nos dialogues "thérapeutiques". Comment te remercier je le sais à distance. Même si jamais je n'irai à Sydney le boomerang est à Paris. Quand j'entends des personnes qui fantasment l'aventure, l'histoire de leur vécu incomplet, c'est souvent avec malice que je livre un roman à leurs pensées.
Manon, qu'avons-nous de commun maintenant toi un prénom pour ton enfant, non j'ai si insisté de larguer les cauchemars que j'y suis arrivée à te convaincre de m'oublier (l'as-tu fait, impossible je crois, en deuxième prénom, alors je t'y autorise), moi un prénom fragile de scénario, beauté, avec cet étonnant fossé... il y en a qui choississent entre une vie agréable (forcèment sûrement ennuyeuse non ?) et ceux qui insatiables d'avoir eu des nuits fauves dévorantes et des jours sang de faims et d'appétit auraient ce sentiment de richesse folle et de plénitude qui brûlent chair ?
A quand je choisis d'embrasser les deux de vivre ces deux vies-là, dirait Maman fumant mon air, ou, Papa plantant ses airs autoritaires macabres au bord de la mort... A quand je me choisis ma vie tout simplement, pourtant la jeunesse ou la vieillesse ne sont pas des situations, encore moins des excuses qui permettent de gâcher ...
Le soleil comme la mort ne peuvent se regarder en face, sont-ils faits de mêmes lumières-ténébres fortes ? j'ai toujours eu cette sensation adulte, même enfant...
Regardez comme une oeuvre propose de choix ! Oooh, aux désirs uniques irréconciables et vous aurez questionner votre coeur, où l'imaginaire peut-il encore vous conduire ? j'ai dû choisir entre des dilemmes qui font mal, à l'âme, aurais-je devant moi des dilemmes qui font du bien... j'inventes, j'inventes demain j'inventes si bien qu'il ne vient, où que s'il vient il est toujours demain ? Horreur du demain, je veux le mien de demain !

argument manonesque : nous survivons, si bien, si loin, si, si, si, si "va vers demain, fonce " tu m'apelles sandrou j'en sourit sandr'Où ? j'aimais te faire rire dans ce couvent au soleil.

argument sandrasque : rien à faire de demain, rien, rien, rien, j'irai bien au jardin, planter enterrer mes chagrins

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mardi 8 avril 2008 à 11:09 | Modifier l'article | Supprimer
Nos sentiments à terre te soulevaient, tu tenais pour moi. Nue pour un nouveau rempart, un départ, prête à partir parcequ'il le fallait, sans me quitter. Tu n’avais pas vu que tu t’arrachais la chair, tu baignais dans l'eau de cette douche qui coulait des heures, tu ne voulais pas m'apeller en pleine nuit, et tu m'attendais pour chaque solution, tu as eu tant confiance en moi que je suis fière de toi. Tu dévalais l’escalier pour partir aux secours, sauvée, d'une veine et vain suicide. Tes doigts plantés dans moi collé à moi devant mon choix, devant l'urgence, maintenant : "fais ce que je te dis sans perdre une seconde, amour".
Il y avait l’encre d’un concerto de Mozart qui hantait mon scénar de vie, il y avait mes reflexes au sonar, au radar, à l'affût, d'un tréfonds musical pour te dire, c'est grave, c'est notre vie qui bascule. Tu te retrouvais sur le glauque d’un parvis, dans l'enfer, la mer n'avait plus rien de beau, la plage avait tes cris. Enfermer notre silence dans un couvent. Préférer le silence un temps, vouloir m'épargner impossiblement, tu ne parlais qu'à moi dans ces moments là. Tu te navrais des coupures d'électricité en plein orage, tu bravais les bonnes soeurs et leurs chants, tu ne me quittais pas du week-end, ronchonnais sur l'été chaud des collines où tu étais enfermée, soignée. Tes murmures sensuels avaient une force inouie pour me dire que tu m'aimes, moi, je ne voyais plus d'horizon de miel et pourtant tu nous vivais si fort pour tordre le mauvais sort. Tu t'endormais avec moi, il y avait notre plage de tes rêves, tes rêves sous morphine, pour des doses de douleur, tes rêves de douleurs. J’essayais de sortir d’un sommeil d’épouvante.

Aujourd'hui,
J'entends les moqueries, tu sais, comme un immondice, perdue d'effroi. J'attends l'arrêt de mort pour recommencer une vie même loin, même loin tu es là de source rare, de source sûre. Nous allons crever. J'ai tellement de preuves sur épreuves que je les retire, trace à trace, sauf tes mots, tes photos sur du papier pourri car il est grammé de larmes.

Une jolie tristesse jaillit mais chaque fois je veux encore rire pour toi, c'est déjà que je ne t'oublie pas, je ne peux pas, jamais. Je veux garder nos mémoires.

je suis inutile ...

c'est beau

C'est beau
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lundi 19 mai 2008 à 13:42


Tout est si beau...

Personne ne devrait jamais avoir à résoudre le même problème deux fois.

Les cerveaux créatifs sont une ressource précieuse et limitée. Il ne faut pas la gâcher en réinventant la roue quand il y a tant de problèmes fascinants qui attendent.

Pour vous comporter sereinement, vous devez vous convaincre que le temps de pensée des autres est précieux, à tel point que c'est pour vous une obligation morale de partager vos informations, de résoudre des problèmes et d'en donner les SOLUTIONS pour que les autres puissent résoudre de nouveaux problèmes au lieu de perpétuellement revenir sur les mêmes et s'agacer.

Il n'est pas nécessaire de vous croire obligé de donner toute votre production créative, bien que les plus respectés soient ceux qui le font ! Il est tout à fait compatible avec les valeurs de respect d'échanges qu' une partie suffisante de votre savoir pour les autres circulent, tant que vos besoins sont comblés, les limites se créent presque automatiquement, et simplement...

ps : copie-colle et rires s'ensuivent

dans le quartier

psychopathe dans le quartier
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mardi 20 mai 2008 à 21:32
alors j'ai déserté ?
non j'ai seulement une sorte de raz le bol et en fait comme les événements sont récents c'est tout frais fallait pas que je flanche ...
Une amie que je vois régulièrement m'expliquait ses problèmes informatiques où son ordinateur malgré toute sa bonne volonté et celle de son serveur (elle avait contacté son fournisseur d'accès) ne fonctionnait plus sur ses connections. Un soir après une soirée entre amis, elle me propose de venir chez elle et par la même occasion de regarder ses photos de retour de voyage, il est tard et quand j'arrive chez elle je vois l'ordinateur branché et connecté. Elle me dit qu'elle le laisse allumé puisqu'elle a retrouvé par "miracle" de la connection (?) Je suis un peu fortiche et lui dit que ça n'est pas parcequ'elle l'éteindra que la connection ne reviendra pas. C'est "pas normal". Nous regardons ses photos, puis ensuite nous allons sur internet voir sa page myspace la mienne, mon facebook, je lui montre comment ça marche les points de sécurité, elle me montre ses petites astuces pour les "tarés" qui la branche...
Et puis j'en viens à l'écrasement de son ordinateur possiblement par des spam et des hacks. Elle me soutient qu'elle n'y croit pas trop. Bref j'emploie alors les méthodes "scandalliennes" et lui reparle encore de mon cauchemar de deux ans avec Manon et la vigilance extraordinaire dont il faut faire preuve tout de même ! Je rentre chez moi, croyant avoir fait du mieux que je peux.
Quelques temps plus tard nous nous recroisons, peut-être qu'un mois, trois semaines se sont écoulées... Je suis dans mon café de quartier un livre à la main et là je la vois tout "bizarre", elle vient s'asseoir j'ai le temps de lui dire qu'elle peut se confier à moi si elle a des soucis, mais en fait son air bizarre très vite j'en ai la racine quand un type débarque. Arrive alors ce type baraqué, noir, aux cheveux rasta, qui se plantent devant nous, sans desserer les machoires. Mon amie lui parle très doucement et au passage lui indique qu'elle n'a pas rendez-vous avec lui. Lui ne se démonte pas et reste là planté se fichant de son souhait de parler un peu avec moi peut-être. J'essaie de le faire parler, mais là dans ses yeux je vois des regards à mon égard d'intimidation. Comme je n'ai aucune raison de le détester, je souris, ça ne marche pas ç plusieures reprises... Mon amie entreprend alors d'aller à l'autre bout du comptoir avec lui et me dit de l'attendre qu'elle va revenir. Ils bavardent et de loin je les observe. Elle paie son café, et ils partent, mon amie me re-répète avec un faux sourire qu'elle va revenir. J'attends donc... Puis ils reviennent au bout d'un quart d'heure, mais ensemble (?) Pensant qu'ils ne reviendrait pas ensemble je me dis qu'elle est gonflée de me faire attendre si c'est encore pas le bon moment que l'on se voit et que l'on papote un peu des "problèmes" qu'elle aimerait peut-être me confier...
Je suis peut-être rester une heure de plus car j'ai ressenti une peur pour mon amie qui visiblement depuis un moment et pas que ce jour-là avait toutes les peines du monde à se débarasser de cet homme... En rentrant comme elle devait partir pour l'Espagne je me suis dit que j'allais la recroiser sûrement d'ici là.

Deux jours plus tard à 8 h du mat au matin au petit café : je saute sur elle !
Moi : Alors tu vas partir ?
Je regarde ses yeux rouges de zombies et sa mine ravagée.
Comme je suis en présence d'un autre ami je la traîne vite dehors.
A peine le seuil de la sortie du café franchi, elle pleure, n'arrive pas à parler, je la prends dans mes bras...
Elle : C'est la première fois que je pleure, j'ai tenu Sandra ...
Elle me raconte son cauchemard : trois semaines que ce type l'a terrorisé, séquestré trois fois, abusé et menacé de mort, ce sont finalement nos voisins de quartier qui ont alerté et les flics qui l'ont vu lorsque ce type a escaladé son immeuble et mis en vrac son appartement en sa brève absence.
Elle pleure dans mes bras, me raconte brièvement sa garde à vue, et qu'une autre victime qui était venue chez elle a aussi été menacé.

Je lui laisse m'expliquer les détails et lui témoigne ma peur de l'avoir vue en présence d'un type si impressionnant qui m'avait foutue la peur dans les yeux à beaucoup de reprises. Elle m'avoue qu'elle ne voulait pas qu'il s'en prenne à d'autres. Il l'a tracqué, ne l'a presque pas lâché d'une semelle pendant ces trois semaines et depuis longtemps sans doute par tous les moyens possibles l'avait repéré. Comment ? Par tous les moyens.
En peu de temps elle m'explique la prochaine stratégie avant le procès qu'il encourt, alors qu'il n'a pas effectué déjà deux peines judiciaires pour lesquelles il est "apparement" récidiviste de faits autres. Mais on ne sait rien, ou que faire.

J'écoute, je me revois lui expliquer les sécurités internet, les banalités sur les cyber-criminalités ou les autres moyens de mise en confiance par l'extérieur, les petites précautions dans la rue sans devenir parano lorsque l'on a des "intuitions"... Bref je me suis inutile et nulle, complétement en colère, de savoir que malgré tout cela arrive, que c'est pas le destin mais bien un malade qui s'en ai pris à elle, qu'elle n'a pas à culpabiliser de ne pas avoir fait ou senti comme il fallait qu'elle pouvait être à la merci d'une telle situation. Et qu'il a été jusqu'au bout de vouloir sa domination sur elle au point de violence ultime : "je vais te tuer si....."

Maintenant que le processus est brisé pour elle, qu'elle est juste hors de danger, loin, j'ai décidé d'en parler et d'écrire ces lignes sur ce psychopathe qui est arrivé dans notre quartier, car me taire depuis ce foutu mois de mai entier pour elle, je trouvais en découvrant certaines failles à mes croyances que je ne sais RIEN, rien que ne vaille pas la peine que j'en parle tout de même un peu : de ma COLÈRE !

The END

cette chose

c'est quelque chose que je n'ai pas ou j'ai, une forme d'attirance à comprendre...
- alors elle est où ta mère ?
lui - bah elle est morte ! (il rit)
- enfin tu me prends pour une folle, je le sais, donc elle est enterré au cimetière, mais c'est où ?
le chemin est bordé de vignes, leur domaine s'étend sur des hectares, et en bout de vignes je regarde les énormes rosiers rouge d'un parfum si beau que la douceur de la mort approche, mais où ?
Nous marchons, il a ses mains dans ses poches de costumes d'Élysées fatiguants d'années à ses cinquante ans, il sort une cigarette. Il sourit à ma désinvolture, il sait que j'irai avec lui, c'est comme ça, nous nous le sommes dit sans mots, ce dimanche de trop, depuis que l'hélicoptère n'avait pu décoller pour la sauver "trop de pressions en l'air"...
lui - c'est là-haut, tu veux y aller ?
- oui je veux y aller avec toi
Les cimetières, "mes jardins d'enfants" où m'emmenaient ma grand-mère, mon père qui pestait contre elle :"Mme Kernec'h c'est pas bon pour une petite fille de son âge, ce ne sont pas des endroits pour jouer !!!"
Ma mère : "Si, elle comprend naturellement..."

Nous faisons le tour du cimetière, les tombes à l'horizontale, les Cyprès à la verticale, nous parlons au mileu des morts, nous restons recueillis sur sa tombe "fraîchement là"... j'ai des gestes automatiques et doux, aucune douleur ne vient, nous sommes bien, il y a un repos du silence qui s'installe paisiblement, et comme une colère intérieure qui tombe chez lui enfin. C'est notre moment différé à nous. Il m'explique un peu la généalogie familiale et je perds mes yeux profondément dans les siens, si bleus, si doux, les miens perçants...

Nous reprenons la campagne vaste comme une terre de Van Gogh où rien n'est blanc ou noir, la mort fait trop brutalement son travail, mais nous ne regardons pas rapidement la vie, les couleurs érigent des fleurs si improbables sur nos chemins...

J'ai en tête mam's...
elle - tu sais j'ai trouvé quand viendra la fin du monde !!!
- ah oui et alors se sera quand ?
elle - et bien c'est simple cette histoire, pour moi la fin du monde se sera quand je serai morte moi !
- c'est logique, pour toi oui, mais pas pour moi, maman chérie (mais pas pour moi...)

mon nouvel ennemi, mon ordinateur

Ca parait délirant mais depuis hier mon ordinateur est devenu mon ennemi, j'ai pas noté l'heure exacte mais j'aurai du car une brève analyse subconsciente me dit que mon cerveau est capable de retenir cette folie... en fait le cerveau est un incomparable ordinateur aussi, donc le piège est un étau qui se resserre ou plutôt serre en étau ma tête.
j'étais tranquillement en train vainement d'essayer d'écrire lorsque mes efforts tournoyaient à se concentrer sur la maudite page blanche, toute accaparée à mon angoisse de n'avoir pas réussit à terminer dans les temps mon troisième scénario de long-métrage et tout aussi consciente que je devais attaquer une commande de livre la semaine prochaine avec petit point que j'estimais favorable : la venue d'un nouvel ordinateur, plus puissant, plus joli, plus grand et toujours portable (important dans les déplacements)
Bref je ne sais pas si c'est comparable à un stress de déménagement mais j'entrepris de m'y préparer un peu, "un peu" est une oephémisme vous le comprendrez à la fin (whaou le "un peu" est magique, toujours le sens du suspens sandra, tu sais tenir ton lecteur en haleine !)
La moyenne des gens auraient sans doute procéder de la manière suivante : clé usb, transversant fichiers par fichiers les données, ou encore l'utilisation du cordon entre les deux ordinateurs, ou par internet (ahahahah mais pourquoi je rigole moins là (?)...). Oui la moyenne des gens sans être péjorative l'aurait fait ainsi. Mais vous savez tous qu'il est bon de connaitre les lois de la société et de la nature humaine par extension, et d'avoir ses lois personnelles et créatives, c'est très très important.
Donc je commença par une petite mise en condition agréable et mon premier réflexe fut d'aller voir dans mes photos ce dont j'avais vitalement besoin. Je précise que le visuel chez moi tient une place particulière c'est sans doute pour cela que je fais un métier d'art visuel et plastique, cinématographique et picpic épique... Jusque là je me trouve cohérente n'est-ce pas (!!), ce qui ne m'empêche nullement de faire de grosses conneries erreurs: comme d'avoir perdu la moitié de mon troisième scénario, persuadée que dans les différentes versions sur lequelles j'avancais j'étais toujours sûre de travailler en progressant puisque je me repérais aux dates fichiers... donc je prenais toujours la plus récente version pour faire des modifications. L'erreur fatale est humaine : il est des jours comme ça où il vaut mieux ne pas se réveiller que de travailler à trifouiller, et chipoter sur des histoires de mise en page avec des copier-coller à la noix et oublier de faire ses sauvegardes sur les différentes versions ... du coup le lendemain : pfffff envolées les scènes de la dernière version datée ! Grrrrrrrrrr
Seul recours et on le dira jamais assez, ne jamais travailler sans prendre de notes écrites afin de tout réécrire au cas où votre ordinateur vous lâche ou que vous faites régulièrement des conneries (désolée du mot mais il y en a pas d'autres !)

Alors moi, petite maligne, je rassemble mes idées et j'opte pour le plaisir photographique et re-teste ma désespérante manie de mal faire mes sauvegardes, cette fois-ci sans prendre de risque !
Je regarde mes photos, et c'est effectivement un incroyable plaisir pour moi de me replonger dans mon album photo et de sélectionner par exemple des photos de famille... puis vient naturellement les photos de Manon, mon amour incroyable, exilée en Australie. Avec étonnement je trouve que le nombre de photos que j'ai volontairement réduis pour laisser respirer notre avenir est devenu un peu trop réduit... Que faire ? N'ai-je pas davantage de photos ?
L'astuce et je vous en fait cadeau, remarquez vous la connaissez tous : aller dans votre moteur de recherche d'ordinateur et tapez le mot clé, ce que je fis (whaou whaou) : M A N O N !
Là une liste de fichiers à ma grande surprise sont venus s'afficher sans pour autant que d'autres photos dans mon but laisse ma chère et tendre se re-révèler à moi... par contre une série de liste de dialogues msn étaient conservés... je clique et mon étonnement redouble puisqu'en plus bien que j'ai supprimé l'application msn j'arrive à lire nos dialogues intacts (?)
C'est comme si j'étais retombé sur d'anciennes lettres d'amour, conservées dans un coffre, un an après, deux ans après..., bien qu'il me semblait avoir fait un beau travail de deuil en ne quittant jamais manon à sa demande et de ne l'oublier jamais mais en supprimant tout de même certaines parenthèses de vie où nous avions traversé l'horreur, les ténébres...
Cela s'apelle je crois un effet de palimspe, où l'accuité à écouter le silence d'une réponse qui vient d'une écriture originelle ou essentielle, première avant toute forme d'écrit, traduction d'un sens caché en quelque sorte...

Ainsi j'ai tout lu, ou plutôt devrais-je dire dévoré notre correspondance... hier...

JE PLEURE DEPUIS DES HEURES, je pleure et j'ai l'impression que je ne peux pas m'arrêter, puisque je ne m'arrêtes pas de pleurer... je pleure des heures incontrolées, avec raisons, causes et effets, et surtout avec émotions, avec tout mon petit moi en émoi, je n'ai rien d'autre à faire face à cette beauté de lire nos mots...

Un ennemi à mon bureau avec sa mécanique quantique binaire est venu à l'assaut bousiller mon coeur tranquille, en sa vérité battante, cette violence à vouloir éclater l'ordinateur contre le mur, cette violence à ne surtout pas le faire, cette violence qui pleure, qui n'arrive pas à copier-coller les mots sans réfléchir pour juste les conserver ailleurs, cette violence qui les laisse m'envahir un à un que les mots me bouleversent, cette violence a un nom inconditionnel : amour.
Je n'envisages même pas d'utiliser la poubelle mactintosh toc toc, car ma mémoire a une force indestructible, capable d'une seule chose : manon, je t'aime pour toujours... (jusqu'ici sans ennemi je t'aimes, maintenant je pleure dans un autre combat...)

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