17.02.2008
suite chagrin d'intérieur
Vendredi une demie-heure de putain vie, pas de répit
Inutilité psychanalytique contre chagrin intérieur, c'est beau, rien, un rien beau et mon oubli de me présenter pour en parler totalement comique, j'éclate de beauté, je me vide ! car : "on ne doit cesser de se taire que lorsqu'on a quelque chose à dire qui vaut mieux que le silence" qu'a dit ce cher Abbé Dinouart !
Vendredi Robinson, moi, genre cruche ohé, je me brise, j'ai oublié mon rdv avec Docteur F, elle m'apelle, le rdv raté l'a inquiété. Pour la première fois en mes trois psychanalyses, j'ai l'oubli des oubliettes faciliter mon travail, j'ai tout simplement oublié notre séance, je m'excuse sincèrement mais dans sa voix elle ne cache rien, elle, elle travaille à moi, pour moi vers moi, elle m'apelle sur mon portable : "je suis inquiète, ce n'est pas votre genre, bon je me suis inquièté, vous n'étiez pas bien la dernière fois..."
C'est un oubli du silence, j'essaie de me gouverner, j'essaie de rattraper cette séance, navrée, désolée de l'inquiéter sur moi : "alors j'arrive, 17H ..." et hop c'est parti, mes droits à la vérité, à la parole vont s'écraser sur les murs des pièces psychique, ma conduite exemplaire, mes désirs gachés, mes échecs de giffles en aiguilles qui me torturent, je repars pour un petit tour karmique au tragique au comique attention j'arrive !
Tout est à l'intérieur, rien ne sort...
Docteur a peur pour moi ( ?) il faut quoi que j'explique quoi (?) l'inexplicable l'insupportable, je me déploie, fais une petite escapade... je parle au travers d'un ami, qui est en train de partir en vrille... je parle pas de moi, je parle des autres, des autres, des autres, elle regarde l'heure, ouf je sens que je vais faire une petite séance, un footing n'aurait pas eu plus d'effet, je me cours après, je cours après moi mais ce sont les autres que je vois courir, je suis dans une course, mais moi je me cours après... vlan, punaise, Docteur F me rattrape à la gorge, les larmes montent en moi, presque, en moi mais pas au dehors de moi, elle voit ma tristesse sans larmes, elle me garde "davantage" flûte ! L'archéologie intérieure est tout simplement une immense fouille, je sors tous les ossements de mon chagrin je forme mon double squeletique, ma mort triste, elle arrive à rire de mes métaphores, de ma mise en scène, mon talent à m'exprimer, à vivre en somme, je lui mime le racisme qui m'insupporte, je lui mime les tragédies qui font monter mes colères, c'est toujours mon chagrin intérieur qui se met à rire et à faire rire... pas de pathos, un peu d'éros, et des os, des os, des os en chair, en âme, en flamme, je brûle si vous saviez !
Mais en même temps, pourqoui je me dédouble de force artistique, sans lui rien dire, comme furtivement je me souviens de mon soutien à Nicole Garcia après une représentation, une première mémorable : ne lâchez rien cette pièce et les injures que vous recevez "c'est l'horreur dans l'horreur" tenez bon, putain tenez bon ...
Mon Dieu je suis en larmes à l'intérieur...? ah non Docteur F me sourit... elle regarde mon silence... j'ai posé une douleur sur un de ses murs ?
Elle me pose une "obligatoire" séance, plus plus plus allons plus en profondeur : "vous allez me sortir ces émotions !"
Moi : c'est obligé ?? (putain si je pouvais oublier l'avenir des séances présentes passées, futures... en bloc !)
Elle : oui vous ne pouvez pas rester cérébral.
Là je me défends : mais je pleure en semaine. (faudra capitonner combien de murs ?)
Je lui revendique ma conscience de la dépression face aux traumatismes
Elle sourit.
Moi je pense encore - oh non ne commencez pas, oui mes facultés intello sont indéniables et analysantes mais je jure, suis qu'une une boule d'émotions hypersensible, faisons une trève !!!!! pitié ne revenons pas là dessus !!!
Elle sait que c'est vrai, elle voit mon "à bout de tout", tête, coeur, jambes, mains, yeux, cheveux longs, lèvres, cuisses, peids, veines, artères... elle voit mon épuisement moral, ma jolie bouille toute souriante, joviale, qui n'a même pas pleurer (???!!!!), qui a trouvé plein de mots d'esprit face à la connerie que je vis.
Je sors et j'en ai marre, ah si je savais combien j'en ai marre j'atteindrai au moins un épuisement total, je verrai la fin au moins ! si je savais combien j'en ai du chagrin intérieur, j'atteindrai la fin de cette joie extérieure, j'atteindrai le bonheur dans le malheur ? Non non jamais on ne sait combien, quand, où, pourquoi tout se passe ainsi, jamais la vérité a ce projet en vous, la vérité et la réalité vous serre dans l'étau des journées, dans l'étau de vos rêves, de vos désirs jusqu'à ce que la mort s'en suive, la mort de tout et de rien, et même jusqu'à ce que l'amour, (sublime l'Amour hein !), s'en mêle et là vous étes presque mort à vie, moi ça me tue l'Amour (oui l'amour toujours...), ça me poursuit, ça me tue et j'en redemande ! sans que jamais les deux, vérité et réalité, ne vous ai desserer la vie, vous respirez, vous soufflez oh oui, oh que oui, mais la réalité de la vie ce n'est pas cela sinon vous ne respiriez pas le mauvais air, l'air méchant ou l'air qui pue, plus souvent vous iriez respirer l'air, le bon air, l'air bon, l'air frais, à la vérité à la réalité bah non, vlan, vous rechutez à mort.. pourqoui ? Personne ne sait donc combien, quand, où, pourquoi tout se passe, tout se passe ainsi, la vie passe, broie, avale, dévore, chavire, vous explose d'envies ou d'apathies, de gens ou de solitude...
aujourd'hui c'est pire, demain c'est meilleur, connerie je me dis... voilà ce que je me dis...
demain j'avancerai à pleurer je trouve que c'est beaucoup, beaucoup d'oubli et de chagrin pour revenir à la vie, combien je suis triste combien je suis gaie, et si demain j'en ris voila mon parti pris... quel cinéma dès fois !
11:54 Publié dans JOURNAL INTIME | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
