09.06.2007
Interview WWW.GALRILLA.NET webzine NYC Page 117 à 120
Voici la traduction d'un(e) interview donné au Webzine "GALRILLA", "Anges de nuit" est en ligne sur le webzine, allez-y...
Numéro 3 de GALRILLA WWW.GALRILLA.NET, avec "Anges de NUIT" et une interwiew traduite « Night angels /ANGES DE NUIT» a été réalisé en 1997, cela fait 10 ans. Qu’est-ce qu’un ange pour toi ? Qui sont ces anges dans ton film ?
sandra dalle : C’est quoi un ange… ? je le sais presque… (rire)
Peut-être que c’est toi, c’est moi, c’est nous… à l’intérieur.
Parfois c’est ce que nous croyons de nous dans notre plus grande hardeur d’espoirs, c’est à l’intérieur de nous, un ange se serait comme ce qui se cache en nous.
Quand nous ne croyons plus pouvoir affronter ce qui nous attend alors l’ange en nous est là au fond d’un cauchemar ou d’un rêve. Pour moi c’est comme un personnage.
« Anges de nuit » est un cauchemar, décousu, déconstruit, un lent cauchemar… dedans tous mes personnages sont des anges, des personnages morts ou vivants c’est ce que l’on ne sait pas…
De quoi parle ce cauchemar ?
Sandra dalle : Ca parle du mystère absurde du SIDA, de forces étranges de la maladie, de cette maladie qui s’attrape en faisant l’amour, qui tue au cœur de l’amour.
D’où est venue l’idée ?
sandra dalle : C’est tout simple ce cauchemar je l’ai fait, je l’ai eu. Je ne l’ai pas compris.
Il y avait un camp de concentration et du sang, le sang était partout. Ensuite il m’est venu une colère. Il n’y avait pas vraiment d’histoire dans mon cauchemar, on pouvait commencer au milieu ou à la fin, on pouvait s’y retrouver c’était toujours dans n’importe quel sens et toujours ce sang qui se vidait. Ce qui m’a marqué c’est l’intemporel, comme si les personnages de mon cauchemar ne se sortiraient jamais de ce camp de concentration. Après des jours, mon cauchemar m’a travaillé en profondeur et j’ai écrit un scénario avec deux anges, je sais pas pourquoi j’étais certaine que des anges auraient la force de survivre …
Au fond peut-être que je pensais que mes personnages d’anges trouveraient une solution...
Puis quand j’ai écrit ça n’était pas aussi bon que je le croyais d’écrire ce cauchemar, ça m’a déprimé. C’est comme ça que les anges se sont mis à parler et que finalement ce cauchemar est resté un cauchemar…
Quand tu revois ton film dix ans après, quelles impressions as-tu ?
sandra dalle : Je le trouve intemporel c’est ce qui me touche le plus et m’attriste. Il est comme intact, les choses n’ont pas changé au contraire elles ont eu tendance à donner raison à mon cauchemar : les morts du sida ne cessent d’augmenter. C’est le trouble que j’éprouve quand je revois ce film.
12:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, europe, sandra dalle



Commentaires
Bise ma belle
Ecrit par : Jacques | 18.07.2007
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